J’ai beau être photographe de passion, mon premier parcours professionnel en est bien éloigné.
Durant onze années, je travaille comme gouvernante d’enfants au sein de « VIP Family », tout en continuant la prise de vue avec la réalisation de portraits des enfants que l’on me confiait. En 2001, un licenciement remet tout en cause. Alors débute une authentique introspection. L’art, l’écriture de contes, le développement personnel sont mes ressources pour être et continuer. Deux ans plus tard, une rencontre avec un illustrateur me propulse, un peu par hasard dans l’univers réel de la prise de vue.
« Ils ne pensaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain
Il n’y a pas eu d’eurêka ni d’illumination, mais seulement l’écoute du mouvement de la vie, de mon instinct et du « Vas-y Fonce » intérieur.
Je commence à mon domicile, sans confort ni appareil photo personnel. Je ne détiens aucune pratique informatique, encore moins celle des logiciels.
Ne possédant aucun savoir informatique, il est donc nécessaire que je me forme à certains logiciels avec des spécialistes. Je passe des heures derrière mon écran à apprendre et expérimenter.
« La chute n’est pas un échec, l’échec est de rester là où on est tombé », Socrate
En 2006, j’achète mon propre matériel. Je vais, enfin, aller encore plus loin dans ma démarche de prise de vue en plan rapproché, mais surtout en macrophotographie, et ainsi engendrer véritablement le point de départ de ma ligne artistique.
En 2007, débutent les expositions.
Entre 2009 et 2011, réalisations de concours, de festivals, de salons, de formations plus approfondies en retouches photographiques.
En 2012, je lâche prise et débute les KAléidoscopie et, en 2014, les AVAtart.
Je reçois aussi quelques distinctions : en 2008 et 2009, prix d’excellence pour le concours de vitrine réalisé durant « Fantastic’Arts » (Festival international du film fantastique de Gérardmer 88-France) ; 2008, Loup Méditant est utilisé en 1re de couverture pour le livre TOTEM : animaux, arbres et pierres mes frères. Enseignement des Indiens des Plaines d’Annie Pazzogna, éditions Le Mercure Dauphinois ; 2011, 2e prix du jury pour la série Leurres Polissons de leurs Positions au RDV.IMAGE de Strasbourg ; 2013, L’Arbre du Bouddha est finaliste du 3e volet (« Introspection – Méditer pour mieux s’élever… ») du concours international d’Art Visionnaire « HOZHO Visions », organisé par la revue HOZHO – Chamanismes et Médecines de la Terre — mais également co-finaliste pour la double-page centrale du hors-série de décembre 2013, « HOZHO VISIONS 1 – Recueil d’Art Visionnaire » et en 2015, suite au concours international « Un seul grain de riz » organisé par la galerie Métanoïa (Paris 4), les trois œuvres présentées sont exposées.
« Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter » Sagesse chinoise
Allant d’apprentissages en expériences plus au moins heureuses, relevant les défis les uns après les autres, je me remets sans cesse en question.
Nous sommes toutes et tous uniques et nous avons toutes et tous notre spécialisation. Selon mes filtres personnels, tout à une cohérence. Ces moments de doutes, de bonheurs, de colères, de joies, de rejets, de replis, de frustrations, ces éparpillements ne sont en réalité que des passages, des ponts. Tous ces états émotionnels, renforcent ma détermination, ma persévérance, mon courage, l’accord avec moi-même au sein de tout mon Être ; et me conduisent vers qui je suis tant dans mes ombres que dans ma Lumière.
J’ai besoin d’instants de repli, de mises en gestation, d’élaborations. Grâce aux moments d’échanges avec la nature, je dépasse ma condition humaine, mets mon intellect de côté, me ressource, me recentre et deviens un réceptacle ; j’entre en contemplation.
L’accord vibre entre mes œuvres et moi.
Les créations, une fois au grand jour, vivent, vibrent de leur propre essence ; elles ne sont pas figées mais vivantes, elles évoluent en fonction du regard posé sur elles, à moins que cela ne soit l’inverse.
Il s’agit de regarder, voire de percevoir – et non plus seulement de voir – et de dépasser les dogmes, les priori, les directives pour enfin se rendre compte que nous sommes tous en interaction les uns avec les autres, quelle que soit notre forme de vie dans l’Univers.
Qui évolue ? Est-ce l’observateur, l’observé, l’objet ou l’observation ?
C’est pour cela qu’en janvier 2015, j’ai pris la décision de tout changer et que, depuis Mars 2015, ODE Artiste du Vivant est mon pseudo. »
« La clé de tout est la patience. On obtient une poule en couvant des œufs, pas en les écrasants »Arnold H.Glasgow.
ODE Artiste du Vivant
25/05/2016