

Avant de vous conter mon histoire, je vais vous résumer celle de l’oiseau d’or des Frères Grimm. Un conte qu’ODE affectionne et qui me correspond également !
C’est l’histoire d’un roi qui vivait dans un château avec un magnifique jardin dans lequel poussait un arbre qui donnait des pommes d’or. Lorsqu’elles furent mûres, on les compta. Mais le lendemain, il en manqua une alors les fils du roi, chacun à leur tour montèrent la garde.
Seul le plus jeune, que le roi ne croyait pas capable de grand-chose, réussit à savoir qui dérobait les pommes d’or. Et je vous le donne en mille, c’est un oiseau d’or !
Bien sûr, le roi voulut posséder l’oiseau. Et c’est ainsi qu’après l’échec de ses frères, qui ne revenaient pas, le cadet promit à son père de le lui ramener. À nouveau, le roi pensa que son jeune fils en était incapable.
Au cours de son aventure, le plus jeune des princes rencontra un renard rusé qui lui apporta toute l’aide nécessaire pour mener à bien cette mission, mais aussi l’oiseau d’or, un cheval d’or et la plus ravissante fille du roi du château d’or. Après maintes péripéties, il retrouva finalement ses frères qui lui volèrent tout son butin et le laissèrent pour mort, le cadet se rendit au château vêtu de guenilles, personne ne le reconnut, sauf la belle jeune fille qui s’était éprise de lui.
Alors la vérité éclata au grand jour, les frères impies furent exécutés, le jeune prince se maria avec la belle jeune fille et devint l’héritier du roi. Longtemps après il put tenir la promesse faite au renard de le tuer selon un certain rituel. Le fils du roi le fit donc et le renard se transforma aussitôt en un homme qui n’était autre que le frère de la ravissante fille du roi.
Ce conte nous apprend qu’il ne faut pas porter de jugement trop hâtif, se fier aux apparences ; comme avec moi !
Ma vie prend source au « val des fées » (issu d’une confusion entre le mot « fie » qui signifie en patois épicéa et le mot actuel « fée ») communément appelée la vallée des lacs dans le massif des Vosges. J’habitais sur la moraine frontale de l’ancien glacier, à proximité du delta en réserve du « ruisseau du Phény » qui se jette à l’anse (petite baie) Kattendyke dans le lac de Gérardmer. J’apprécie cet endroit où les jeunes brochets et les jeunes truites peuvent se réfugier, car il y a interdiction de les pêcher.
ODE affectionne « le ruisseau du Phény » mais plus particulièrement ce lieu caché parmi les feuillus, les épicéas, les sapins qui, lorsqu’ils sont jeunes, sont blancs, voire gris argentés, et qui deviennent noirs lorsqu’ils vieillissent.
Ce n’est qu’après quelques mètres de marche où, un peu comme dans certains contes, il est question de portes « invisibles » à franchir que cet endroit se dévoile. Ce lieu, elle le fréquente depuis sa plus tendre enfance et ce, malgré cette tristesse en elle due à tous les changements élaborés par la main humaine.
Et oui, l’élément qui me constitue est l’eau et non le métal comme pourrait le laisser supposer mon titre phonétique et mes couleurs.
Je me rappelle très bien du moment de notre rencontre, c’était en avril 2007. Comme à son habitude, dès la belle saison, du printemps à l’automne, ODE se trouvait dans l’eau et cette fois avec une position telle qu’elle était à ras de l’eau, comme si elle faisait corps avec l’eau et ses habitants. Et c’est là, qu’ODE m’a ressenti.
Cependant ce n’est qu’en juin 2008 lors du traitement post production de la prise de vue que je me suis révélé à elle. Une « légende » locale émet l’hypothèse que l’eau de ma naissance est ferrugineuse, est-ce pour cela qu’en fonction de la saison, du moment de la journée, de la réverbération du soleil dans et sur l’eau se produit une multitude de couleurs, très certainement.
Pour la première fois, ODE dépassait ses propres contraintes voire obsessions en me changeant de sens, en ajoutant de la texture, en renforçant la netteté, en accentuant les couleurs comme elle, elle les avait saisies dans sa mémoire et les ressentait au moment précis du traitement.
Bien que je présente toute ma magnificence de façon verticale, il en va tout autrement à l’horizontale : là, je vous montre la furie qui est mienne.
C’est pour cela qu’ODE a écrit mon titre ainsi LOIS’EAU DORT et non l’oiseau d’or.
En utilisant le langage des oiseaux (appelé le langage des oisons au temps des troubadours), elle indique en sous-entendu qu’il ne faut pas se fier aux apparences, que tout ce qui brille n’est pas d’or mais surtout que l’eau dort cependant que ses lois peuvent se réveiller. C’est-à-dire que l’eau est tantôt calme, bienveillante, guérisseuse et protectrice ; néanmoins, elle devient furie, cruelle, destructrice et assassine lorsqu’elle le souhaite pour vous rappeler à l’ordre, vous les humains !!
Avant de vous quitter, j’ai une question à vous poser : m’avez-vous découvert ?
Un indice ? De mon œil sortent des rayons de lumière blanche. Cependant peut-être aviez-vous pensé que c’était mon bec ! Mais faites bien attention, car je ne suis pas seul…


Dans le Grand Est, au cœur du Parc Naturel régional de Lorraine, le pays de Pont-à-Mousson doit son surnom de « petite Suisse Lorraine » à ses forêts de hêtres, de chênes, ses vallées verdoyantes, ses nombreux ruisseaux, ses petites buttes, vallons et prairies d’un vert éclatant.
Non loin du ruisseau de St Jacques que longeaient les pèlerins de St Jacques de Compostelle, l’Esch, « l’eau qui arrose la vallée » (hydronymie de l’Esch) coule tranquillement sous une voûte d’arbres ininterrompue et c’est là que la prise de vue d’origine, le reflet de l’un de ces nombreux arbres, fut réalisée en avril 2007.
Pour moi, la prise de vue effectuée était une belle prise de vue, cependant aucune émotion ne s’en dégageait et j’allais la mettre à la corbeille quand, tout à coup, je fus guidée pour la multiplier et la disposer en tous sens, comme un puzzle.
Ainsi, au cours du printemps 2012, est né le premier « Tapis de la Révélation » qui amorçait un nouvel angle, un nouvel axe dans la progression de ma propagation.
Mais, en regardant le « Tapis de la Révélation », j’y perçus quelque chose de beaucoup plus fort et c’est là, qu’à nouveau, je fus inspirée à et pour sa découpe. Et c’est ainsi que naquit la première KAléidoscopie et une nouvelle direction d’édification !
Mes guides et mes alliés venaient de m’éclairer, afin de faire éclater certains dogmes que je m’étais imposée, de me permettre de lâcher prise, de développer davantage certaines pratiques artistiques en relation avec mes dons de perception, pour aller encore plus loin par rapport à mes créations et remuer, à ma façon, mes contemporains.
Pourquoi ce titre ?
En regardant la KAléidoscopie, tout en haut, pour moi, se trouve une représentation du Bouddha, en dépit de la silhouette animale. De plus, l’illumination du prince Siddharta s’est produite sous un arbre et avec toute cette Lumière, toutes ces différentes déités contenues dedans, c’était une évidence pour moi qu’il s’agissait de « L’ARBRE DU BOUDDHA », bien que je ne sache rien de l’existence de celui-ci.
À ce moment précis, j’étais loin d’imaginer l’interaction de ce dernier dans mon évolution car « L’ARBRE DU BOUDDHA » possède une anecdote.
En effet, alors que je le présentais, sur écran, à l’une de mes connaissances que j’estimais plus avancée que moi dans le domaine des pratiques énergétiques, quelle ne fût pas ma surprise en observant sa réaction et son mouvement de recul : pour elle, il s’agissait du diable !
Je dois bien l’avouer, cela m’a terriblement refroidie ! Mais, là encore, j’avais quelque chose à comprendre et à dépasser…
C’est pourquoi je l’ai présenté pour le troisième volet d’un concours suisse international d’art visionnaire intitulé « L’introspection – Méditer pour mieux s’élever » en 2013. Et c’est lui, qui fut sélectionné comme finaliste, de ce troisième volet !
Par l’intermédiaire de cette KAléidoscopie, la sagesse du Bouddha m’a confronté à mes peurs issues de vieilles blessures et a éveillé une partie de moi-même.
En effet, l’histoire de l’illumination du prince me transmit surtout qu’il était temps, maintenant, que je présente mes autres axes de créations au public par le biais d’un site internet qui leurs soit entièrement dédié et cela en dépit des réactions de rejets, d’incompréhensions à leurs égards dues aux regards de certaines personnes qui voyaient ce changement comme un abandon de l’axe nommé les « Classique », de la classification dans laquelle elles avaient catalogué mes œuvres et moi-même mais également comme une « défaite » de la photographie.
Je devais m’engager hors des murs de mon « palais », je devais percer cette bulle protectrice, je devais sortir de la « grande illusion » tout comme le fit le prince Siddharta à l’âge de 29 ans qui, pour la toute première fois de sa vie, s’aventura à l’extérieur du palais royal et prit contact avec la vraie nature de l’existence. Bien malgré lui, sa quête spirituelle débuta ainsi.
Après sa décision de tout abandonner, Siddhartha voyagea comme un mendiant tout en suivant les enseignements de nombreux gourous. Insatisfait, il poursuivit sa quête de vérité et s’installa dans un petit village avec cinq hommes qui partageaient le même objectif : obtenir l’Éveil spirituel, cependant à travers une pratique extrême : privation totale de biens matériels, pratique de la méditation 10 heures par jour, quelques grains de riz seulement par jour comme nourriture, ne parlant jamais et ne dormant que très peu.
Durant sa pratique ascétique, affamé, affaibli et malade, Siddhartha finit par s’effondrer. Aidé par une jeune villageoise, il retrouva progressivement la santé et cessa cette pratique extrême ; mais perdit ses cinq compagnons qui voyaient ce changement de philosophie comme un abandon, comme une défaite. Après ces six années de mortification Siddhartha comprit que l’ascétisme extrême ne fonctionnait pas, et qu’en toutes choses, l’équilibre est important.
En réponse à son expérience, il développa une pratique et un mode de vie qu’il appela « La Voie du Milieu », un chemin de la modération, de l’équilibre, loin des extrêmes, et ce, dans tous les aspects de la vie. Un soir, au pied d’un arbre, il prit la décision de ne pas s’arrêter de méditer avant d’atteindre l’illumination ou, l’Éveil à sa propre nature et à la nature de l’Univers. Après 49 jours de méditation, il est dit que Siddhartha atteignît l’Éveil et qu’il devint alors « Le Bouddha » ou « L’Éveillé ».

Ce « diptyque » est composé des AVAtart « Black Angel et White Angel » issus de l’élément eau sous sa forme solide.
La macrophotographie de base a été effectuée au mois de février durant l’hiver 2013, sur la moraine frontale de l’ancien glacier du lac de Gérardmer dans le massif des Vosges ; tandis que les différentes étapes du traitement post production ont eu lieu, quant à elles, entre mars et juin de la même année.
Le premier à être apparu est « White Angel » puis, en allant encore plus loin dans l’utilisation de certains filtres, est venu « Black Angel ».
Ce n’est pas leur apparence animalière qui m’a interloquée en premier mais leurs ailes ! Pour moi c’était deux Êtres ailés, deux auxiliaires célestes qui s’étaient manifestés. Pourquoi ? À ce moment précis, je n’en avais encore aucune idée !
En les réunissant sous formes de « diptyque » instantanément m’est venu le titre « LES ANGES DÉCHUS ». Pourquoi ? À nouveau je n’en savais absolument rien.
Alors, afin de mieux saisir les raisons de ce titre, j’ai effectué des recherches.
En commençant par le titre lui-même : qui étaient les anges déchus ? Avaient-ils existé ?
Après un certain temps, mon enquête m’a conduite au patriarche mystérieux Enoch ou Hénoch, dont le nom vient de l’hébreu Hanokh qui veut dire l’Initié. Dans son livre, considéré comme un texte apocryphe et donc rejeté par la plupart des Églises, il est question de géants divins, de « Veilleurs » qui se seraient corrompus, dénaturés car ils auraient péché en prenant l’initiative de descendre sur Terre pour s’unir et procréer avec des femmes humaines et ainsi engendrer la race des géants, d’où cette appellation d’anges déchus.
Toutefois, au fond de moi et pour moi, c’est comme si quelque chose ne vibrait pas juste.
C’est alors que je me suis rappelée le récit à propos de certains clans amérindiens transmis par une femme d’un âge certain.
J’entrepris de nouvelles recherches car pour moi, rien n’est hasard et si cette transmission m’était revenue, ce n’était pas pour rien !
C’est alors que « le Grand Mystère », qui a plus d’un tour dans son sac sans vouloir être irrespectueuse envers lui, m’a offert la réponse par le biais d’un texte communiqué par une newsletter que je reçois :« ATLANTIS CONTRE MU « les rescapés de Mu » ». Traduction par Anton Parks datant d’octobre 2005 du tiers d’un livre allemand intitulé « Kásskara und die Sieben Welten (Kásskara et les Sept Mondes) » de Joseph F. Blumrich édité en 1979.
Cette partie de l’ouvrage correspond au témoignage d’un Indien dont Joseph F. Blumrich était très proche : OURS BLANC, qui relate avec beaucoup de bonté d’âme l’histoire, transportée de génération en génération pendant des millénaires, de son peuple, les Hopis. C’est le récit de cette guerre absurde qui opposa ses ancêtres qui vivaient sur Mu (Kásskara) au peuple d’Atlantis (Talawaitichqua) et de la destruction de ces deux mondes ; du pénible exil qui en découla pour son peuple vers le continent américain, il y a 80 000 ans … mais, aussi, des relations qu’ils ont su garder avec le créateur et ses auxiliaires célestes, les différents Kachinas*.
OURS BLANC y révèle également que des enfants sont nés et ont été conçus à la suite d’une relation mystique (sans aucun rapport sexuel) entre les femmes hopis et les Kachinas*. Que ces enfants en grandissant avaient une grande connaissance et une grande sagesse, et même parfois des pouvoirs surnaturels qu’ils avaient reçus de leur père spirituel. Que c’était toujours des êtres magnifiques, puissants toujours prêts à aider et jamais à détruire.
La lecture de ce témoignage m’a chamboulée, secouée, ébranlée même et des larmes ont coulé. Il m’a remémoré de très vieux rêves, il a permis à de très anciennes mémoires cellulaires de remonter à la surface. Les mémoires ancestrales de ce peuple sont un magnifique cadeau à l’humanité qui offre particulièrement une autre approche des anges déchus dont la résonance en moi fut : « enfin, là, pour moi, est la justesse ».
Et si j’étais prête, maintenant, à écouter le message que ces Êtres ailés étaient venus me remettre !
« Nous sommes les deux faces d’une même chose, issues d’une même chose : nous ne formons qu’un ! » Telle est la phrase que me fut « envoyée ».
Oui, mais… pourquoi leur apparence prenait-elle la forme d’un ours ? Ce n’était pas non plus dû au hasard ! Qu’est-ce que cela voulait bien dire, que devais-je comprendre ?
Alors, à nouveau, j’entrepris de rechercher le symbolisme de l’ours à travers différentes cultures et je compris pourquoi cette phrase m’avait été envoyée. Cependant l’explication qui suit m’a, spécialement, interpellé :
« Lorsque l’ours se présente dans votre vie en tant que guide spirituel, il est peut-être temps de faire valoir vos croyances ou votre vérité. »
Toutes ces révélations donnaient également corps à mon mysticisme, à ce ET que j’emploie lorsque je dis : « Je suis Lumière et Ombre, et, Yin et Yang, et, la lune et le soleil […] je ne suis pas Lumière ou Ombre, ou, Yin ou Yang, ou, la lune ou le soleil. Je suis les deux, je suis plusieurs pour n’être qu’une en sachant que n’être peut aussi s’écrire naître. »
Enfin, la boucle était bouclée.
*Kachinas (pluriel de Kachine) signifie « initié estimé de haut rang » qui peuvent être visibles ou non. Certains Kachinas, en fonction de leurs capacités, sont l’équivalent des anges chez les chrétiens.
NOTA BENE
Bien que ce diptyque puisse aussi se tourner à 180°, je ne le conseille pas. Néanmoins chacun est libre de faire comme il le désire !