Grâce à qui ce précieux tissu est-il venu en France ?

Fasciné par la soie, ce textile luxueux venu d’Orient, Charlemagne était l’un des premiers souverains européens à en promouvoir l’usage à sa cour. Son goût pour cette étoffe précieuse illustre son ouverture aux influences étrangères et son ambition de donner à son empire un éclat digne des grandes puissances de son temps. Bien qu’il n’ait pas été un acteur direct du commerce de la soie, son règne a favorisé des liens diplomatiques et économiques avec les puissances orientales, contribuant ainsi à l’intégration de produits venus de l’Est sur le marché européen.

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Un aspect plus méconnu néanmoins fascinant de Jeanne de Bourgogne concerne son lien avec l’accroissement de la soierie en France.
En 1345, le sénéchal de Beaucaire et de Nîmes lui envoie 12 livres de soie de Provence, qu’il a payées 76 sols tournois la livre à Montpellier.
Cet achat constitue l’un des premiers témoignages historiques d’une production de soie sur le territoire français.

Les différentes couleurs de nos cocons.
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Louis XI a planté les premières graines de cette industrie et Henri IV a su la structurer et en faire un moteur économique majeur.

Louis XI (1423-1483), surnommé le « Prudent », est souvent considéré comme le précurseur de la sériciculture en France.
Il décida, en 1470, d’implanter la première manufacture royale de soie à Tours.
La présence de la cour en Val de Loire et l’utilisation de la soie lors des innombrables fêtes qui y sont données contribuent à son incroyable essor. Un siècle après sa création, la soierie fait travailler près de la moitié de la population et Tours rivalise avec les plus grandes villes italiennes.
La concurrence de Lyon, l’éloignement de la cour de Touraine, les guerres de religion et la Révolution affaibliront peu à peu cette activité jusqu’à sa disparition totale face à la maladie du ver à soie.

Henri IV (1553-1610), un monarque pragmatique et dynamique, relancera cette industrie en 1603 en prenant des mesures audacieuses et en ayant une compréhension profonde de son rôle dans l’économie française. Son objectif est de renforcer l’autonomie de la France et de dynamiser son commerce.
Les efforts combinés de Louis XI et d’Henri IV ont permis de structurer une industrie naissante qui a jeté les bases de l’augmentation de la sériciculture au XVIIe siècle et au-delà. Aujourd’hui, seules les soieries tourangelles « Roze » (fondées en 1660) sont encore en activité, travaillant pour les décorateurs du monde entier et offrant un savoir-faire d’exception.

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Diane de Poitiers, également connue sous le nom de Diane de France, est née en 1499 dans une famille noble de la région du Poitou. Elle est la fille de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, et de Jeanne de Batarnay. À l’âge de quinze ans, elle épouse Louis de Brézé, un noble de la cour de France. En 1530, Diane est devenue la maîtresse de Henri II, roi de France. À l’époque, Henri était encore le dauphin, l’héritier du trône de France. La relation entre Diane et Henri a duré jusqu’à la mort du roi en 1559.

En 1547, Henri II lui offre le château de Chenonceau, joyau architectural posé sur le Cher.
Diane y entreprend une métamorphose ambitieuse avec, notamment, la création de jardins somptueux, futurs « jardins de Diane » :
Parmi ses initiatives, l’une se distingue par sa portée économique et symbolique : la plantation de 200 mûriers blancs, arbres indispensables à l’élevage des vers à soie. Loin d’être un caprice horticole, c’est une véritable décision stratégique, car les mûriers blancs constituent l’unique nourriture des vers à soie, permettant de la sorte d’établir une production locale dans un royaume où la soie est encore rare et importée.
Diane associe et fait cohabiter avec harmonie prestige, innovation plus particulièrement agricole et économie durable par une gestion éclairée, créant ainsi de Chenonceau un domaine d’avant‑garde.
En tant que maîtresse du roi, Diane de Poitiers a exercé une influence considérable sur la cour de France. Elle a été impliquée dans la planification de nombreuses cérémonies et événements royaux, et a été un important conseiller pour le roi.
https://www.escapadeshistoriques.fr/post/diane-de-poitiers-une-femme-de-pouvoir-et-d-influence-de-la-renaissance
https://benublanc.com/blogs/soie-cosmetique/diane-de-poitiers-soie
Mais Diane était aussi connue pour sa beauté, son intelligence et sa sagesse.
https://benublanc.com/blogs/soie-cosmetique/secret-beaute-diane-poitiers-soie

À vous de vous faire votre propre opinion grâce notamment à ce document :
https://heritage.bnf.fr/france-chine/soie-et-sericiculture-0#soie-et-sericiculture

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